L’essentiel à retenir
- La réponse : ni l’un ni l’autre exclusivement. Google reste le premier point d’entrée (plus de 85 % des recherches web en France), mais il est devenu lui-même un moteur IA avec les aperçus et le mode IA.
- Ce qui a basculé : les recherches informationnelles complexes, les comparaisons et la rédaction ; pas les recherches locales, transactionnelles ni de marque.
- Pour une PME : les mêmes contenus servent les deux, à condition d’être structurés pour l’extraction ; l’effort supplémentaire GEO est de 10 à 20 %.
- Le piège : abandonner le SEO pour « faire du GEO » ; les IA choisissent leurs sources dans les index de recherche.
La question revient chez les dirigeants depuis 2024 : puisque les clients demandent à ChatGPT, faut-il encore investir dans Google ? La réponse tient en une phrase : Google reste dominant mais s’est transformé en moteur IA, et les assistants choisissent leurs sources dans les index de recherche. Cet article donne les chiffres d’usage 2026, distingue les recherches qui ont basculé de celles qui restent, et propose un arbitrage. Le cadre général est dans GEO marketing.
Les usages en 2026
| Indicateur | Ordre de grandeur 2026 | Source |
|---|---|---|
| Part de Google dans la recherche web en France | 85 à 90 % (Bing 5 à 8 %) | StatCounter |
| Utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT dans le monde | Plus de 800 millions | OpenAI |
| Internautes français utilisant un assistant IA chaque semaine pour chercher | 15 à 30 % selon les études | Ifop, Médiamétrie, études sectorielles |
| Requêtes Google affichant un aperçu IA | 10 à 30 % des requêtes informationnelles, très variable selon le secteur | Semrush, BrightEdge, Ahrefs |
| Trafic référent des assistants vers les sites | 0,5 à 3 % des sessions, en croissance de plusieurs dizaines de pourcents par trimestre | Mesures GA4 agrégées |
| Volume de requêtes Google | Stable à légèrement croissant | Google, estimations tierces |
Lecture : les assistants ont pris une place réelle sans faire reculer Google en volume ; ils ont surtout changé la nature de certaines recherches et Google a intégré la réponse IA dans ses propres pages. Le fonctionnement des assistants est détaillé dans comprendre les moteurs IA.
Ce qui a basculé, ce qui n’a pas bougé
| Type de recherche | Où elle se fait en 2026 | Conséquence |
|---|---|---|
| Informationnelle complexe (« comment choisir », « expliquer », « comparer ») | De plus en plus dans les assistants et les aperçus IA | Les guides et comparatifs doivent être citables ; le clic n’est plus garanti |
| Rédaction, synthèse, aide à la décision | Assistants | Nouveau canal : être la source que l’IA cite dans son raisonnement |
| Recommandation de marques, outils, prestataires | Les deux ; les assistants nomment 3 à 5 marques | Être dans la liste courte devient un objectif marketing |
| Locale (« près de moi », horaires, avis) | Google, Google Maps, Apple Plans ; les assistants s’appuient sur la fiche Google | Le SEO local reste le levier, et alimente aussi les IA |
| Transactionnelle (acheter, réserver, prix) | Google, marketplaces, sites ; ChatGPT commence (Shopping) | Peu de changement à court terme |
| Navigationnelle et de marque | Aucun changement | |
| Actualité chaude | Google, réseaux, médias | Les assistants sont en retard de quelques heures |
Ce que Google a intégré
Depuis 2024, Google affiche des aperçus IA (AI Overviews) en haut de nombreuses requêtes, puis un mode IA conversationnel. Les sources citées sont majoritairement des pages du top 10. Conséquence : « viser Google » en 2026 inclut déjà « viser l’IA de Google », et les pratiques sont les mêmes que pour les autres assistants : réponses directes, structure, faits, auteur. Les clics organiques baissent sur les requêtes avec aperçu, de 15 à 40 % selon les études, mais les pages citées conservent un trafic qualifié et gagnent en notoriété. Le mécanisme est décrit dans le featured snippet IA et l’évolution générale dans GEO et SEO.
L’arbitrage pour une PME
- Ne pas choisir un camp : le SEO reste le socle, parce que les assistants et Google choisissent leurs sources dans les mêmes index. Un contenu bien classé et bien structuré sert les deux.
- Ajouter 10 à 20 % d’effort GEO : réécrire les pages clés en réponses autonomes, ajouter chiffres et tableaux, signer et dater, baliser, ouvrir aux robots IA, consolider l’entité ; voir structurer ses pages pour les IA.
- Prioriser selon l’activité : une PME locale garde le SEO local et la fiche Google en priorité ; une PME B2B ou un éditeur de logiciel investit davantage dans les contenus de référence et les comparatifs, là où les assistants recommandent.
- Mesurer les deux : positions et clics (Search Console), citations et part de voix (suivi GEO), trafic référent IA et conversions (GA4) ; voir les KPI du GEO.
- Réviser chaque trimestre : la part des recherches qui passent par les assistants progresse vite ; les arbitrages de 2026 ne seront pas ceux de 2028.
Les erreurs à éviter
- Arrêter le SEO au profit d’un « GEO » vendu comme une nouvelle discipline indépendante : les sources des IA viennent des index de recherche.
- Bloquer les robots IA par crainte du pillage de contenu : c’est renoncer aux citations et au trafic qui en vient ; voir l’indexation par les IA.
- Juger le GEO au trafic seul : une citation lue sans clic construit la notoriété et la préférence.
- Produire du contenu générique « pour les IA » : elles citent ce qui est précis, sourcé et différent.
Comment GreenRed vous aide
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Questions fréquentes
ChatGPT va-t-il remplacer Google ?
Pas à l’horizon 2026-2027 : Google traite toujours l’immense majorité des recherches web et a intégré l’IA dans ses propres résultats. Les assistants ont pris une part réelle des recherches informationnelles et des comparaisons, et cette part croît. Les deux coexistent ; les contenus bien structurés servent les deux.
Faut-il un budget séparé pour le GEO ?
Pas nécessairement au départ : l’effort GEO représente 10 à 20 % de travail supplémentaire sur les contenus SEO (structure, réponses directes, données structurées, cohérence de l’entité) et un outil de suivi des citations. Un budget dédié se justifie pour les marques dont les clients choisissent via des recommandations d’assistants (logiciels, services B2B).
Les recherches locales passent-elles par les IA ?
Encore peu : pour « près de moi », les horaires et les avis, les internautes utilisent Google, Google Maps et Apple Plans. Les assistants répondent aux questions locales en s’appuyant sur la fiche Google et les avis. Une fiche complète et des avis récents servent donc les deux canaux.
Comment savoir si mes clients utilisent les IA pour me chercher ?
Trois indices : le trafic référent depuis chatgpt.com, perplexity.ai ou gemini.google.com dans GA4 ; la présence d’aperçus IA sur vos requêtes dans un outil de suivi de positions ; et la question posée directement aux clients ou dans le formulaire (« comment nous avez-vous connus ? », avec une option « assistant IA »).