L’essentiel à retenir
- Définition : le PageRank est un algorithme créé par Larry Page et Sergey Brin en 1998 qui attribue à chaque page une valeur d’autorité proportionnelle au nombre et à l’autorité des pages qui la lient.
- Principe : un lien est un vote, pondéré par l’importance de celui qui vote et dilué par le nombre de liens qu’il émet.
- Aujourd’hui : toujours utilisé par Google, mais plus affiché publiquement depuis 2016 ; les scores tiers (Domain Rating, Trust Flow) en sont des approximations.
- Conséquences pratiques : la qualité des liens entrants et la structure du maillage interne répartissent l’autorité.
Le PageRank est l’algorithme sur lequel Google a été fondé en 1998. Son idée, empruntée aux citations académiques : une page est importante si des pages importantes la citent. Chaque lien est un vote, et le poids du vote dépend de l’autorité de la page qui l’émet. Le nom vient de Larry Page, son co-inventeur, autant que du mot « page ». Aujourd’hui, le PageRank n’est plus qu’un signal parmi des centaines, et Google ne l’affiche plus, mais sa logique reste au cœur du pilier « popularité » du SEO.
Le principe, sans les mathématiques
- Chaque page dispose d’une quantité d’autorité (son PageRank).
- Elle la répartit entre les pages vers lesquelles elle fait un lien : plus elle émet de liens, moins chacun transmet.
- Une page reçoit la somme de ce que lui transmettent ses liens entrants, atténuée par un facteur d’amortissement (historiquement 0,85) qui modélise un internaute qui cesse de cliquer.
- Le calcul est itératif sur l’ensemble du web jusqu’à stabilisation.
Deux conséquences simples : un lien depuis une page très citée vaut beaucoup, même unique ; un lien depuis une page qui en émet des centaines (annuaire, pied de page) vaut presque rien.
Du PageRank public aux scores tiers
| Période | Ce qui était visible |
|---|---|
| 2000-2013 | Barre d’outils Google affichant un PageRank de 0 à 10 par page, mis à jour tous les quelques mois |
| 2013-2016 | Plus de mises à jour publiques ; la barre disparaît définitivement en 2016 |
| Depuis | Le PageRank reste calculé en interne (brevet renouvelé, confirmations de Google), mais invisible |
Les outils SEO ont comblé le vide avec leurs propres scores calculés sur leurs index de liens : Domain Rating et URL Rating (Ahrefs), Trust Flow et Citation Flow (Majestic), Domain Authority (Moz), Authority Score (Semrush). Ce sont des estimations utiles pour comparer des sites, pas le PageRank de Google.
Ce que le PageRank implique aujourd’hui
Pour les liens entrants
La qualité prime sur la quantité : un backlink depuis une page autoritaire et peu chargée en liens transmet plus qu’une centaine de liens d’annuaires. Les attributs nofollow et sponsored limitent ou annulent la transmission. C’est le fondement de tout netlinking sérieux.
Pour le maillage interne
Le PageRank circule aussi à l’intérieur du site. L’accueil, qui reçoit le plus de liens externes, distribue son autorité aux pages qu’il lie ; celles-ci la transmettent à leur tour. D’où trois règles : lier vos pages stratégiques depuis l’accueil et depuis les pages fortes, limiter le nombre de liens par page (un menu de 200 entrées dilue tout), et organiser les contenus en thèmes reliés, comme dans un cocon sémantique. Les pages orphelines, sans lien interne, ne reçoivent rien.
Pour les redirections
Une redirection 301 transmet l’essentiel du PageRank de l’ancienne URL vers la nouvelle ; une page supprimée en 404 le perd. C’est pourquoi une refonte sans plan de redirections fait chuter un site (voir codes HTTP).
Les limites du modèle
Le PageRank a été détourné dès les années 2000 (fermes de liens, achats, réseaux), ce qui a conduit Google à le compléter par des filtres anti-manipulation (Pingouin), par la prise en compte de la thématique des liens et par des centaines d’autres signaux (contenu, comportement, fraîcheur, entités). Le PageRank d’une page ne suffit plus à la classer ; il reste une condition nécessaire pour les requêtes concurrentielles.
Les autres notions de popularité (domaine référent, ancre, autorité) sont définies dans le lexique SEO.
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Questions fréquentes
Google utilise-t-il encore le PageRank ?
Oui. Google a confirmé à plusieurs reprises que le PageRank reste un signal de classement, calculé en interne. Ce qui a disparu en 2016 est son affichage public dans la barre d’outils, pas l’algorithme lui-même. Il est aujourd’hui combiné à des centaines d’autres signaux.
Comment connaître le PageRank de mon site ?
On ne peut plus le connaître. Les scores proposés par les outils SEO (Domain Rating d’Ahrefs, Trust Flow de Majestic, Domain Authority de Moz) sont des estimations calculées sur leurs propres index de liens ; ils sont utiles pour comparer des sites entre eux, mais ne correspondent pas au PageRank de Google.
Un lien nofollow transmet-il du PageRank ?
Google a annoncé en 2019 traiter nofollow comme une indication plutôt qu’une directive absolue ; il peut donc tenir compte de certains liens nofollow, sans garantie. Dans la pratique, considérez que le nofollow transmet peu ou pas de PageRank, mais qu’il apporte du trafic et de la diversité au profil de liens.
Le maillage interne influence-t-il le PageRank ?
Oui, fortement. L’autorité reçue par le site (surtout par l’accueil) est répartie entre les pages selon les liens internes. Lier une page stratégique depuis l’accueil et depuis les pages les plus fortes augmente son PageRank interne ; une page orpheline n’en reçoit aucun.